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Rhinopneumonie

Les Herpèsvirus de type 1 (EHV-1), sous-types 1 et 2, ont été fréquemment impliqués dans divers processus pathologiques. Ces deux sous-types ont été différenciés tant sur le plan génétique que sur le plan clinique. Le sous-type 1 semble prédominer dans les avortements et les troubles nerveux alors que le sous-type 2 est généralement impliqué dans les manifestations respiratoires. Une nouvelle classification a été adoptée; l'Herpèsvirus Equin de type 1, sous-type 1 devient l'EHV-1, alors que l'Herpèsvirus Equin de type 1, sous-type 2 est appelé EHV-4.

Génome Viral - Relations antigéniques: Les génomes de ces 2 virus ont été séquencés: EHV-1 est composé de 150 kbp et EHV-4 de 145 kbp. Les deux virus ont de gènes similaires situés approximativement dans des positions identiques dans leur génome respectif. Des différences ont été cependant notées en particulier au niveau des glycoprotéines. Les alphaherpèsvirus ont des glycoprotéines identiques ou assurant la même fonction. C'est ainsi que 10 sur 13 des différentes glycoprotéines de EHV-1 sont similaires à celles existant chez les Herpèsvirus humains, bovins et du virus de la maladie d'Aujeszky.
Les glycoprotéines des herpèsvirus équins jouent un rôle primordial dans la réponse immunitaire de l'individu infecté, et en particulier les glycoprotéines gB, gC, gD, gG et gH. La comparaison des séquences d'aminoacides des protéines encodées par les gènes de ces 5 différentes glycoprotéines a montré des similitudes comprises entre 58 et 89% entre les deux virus EHV-1 et EHV-4. Il existe donc des réactions antigéniques croisées entre ces 2 virus qui sont confirmées par les examens sérologiques classiques. L'utilisation d'anticorps monoclonaux a montré que chacune de ces glycoprotéines possède des épitopes communs et différents. Après infection ou vaccination avec l'un ou l'autre de ces virus, on observe une réaction humorale croisée détectable par séroneutralisation, ELISA, Western-Blott et immunoprécipitation.

Epidémiologie: La transmission des herpesvirus équins se fait par deux voies principales:

- Soit par voie aérienne: excrétion du virus sous forme d'aérosol à partir des naseaux de l'animal infecté et présentant ou non des signes respiratoires,
- Soit par l'avorton, les annexes fœtales et le liquide amniotique lors d'un épisode d'avortement.

Il faut cependant noter qu'après un avortement à herpèsvirus, la jument est une source potentielle de contamination car elle est susceptible d'éliminer le virus par le tractus respiratoire et que la zone peri-génitale est largement infectée par le virus. En effet, bien que peu résistant dans le milieu extérieur, le virus est susceptible de rester infectant jusqu'à 2 semaines sur du métal, du verre, des habits et jusqu'à 42 jours sur le pelage de l'animal.
La période d'incubation entre l'infection et l'apparition des signes cliniques est très variable. Les formes abortives et néonatales sont souvent associées avec de longues périodes d'incubation pouvant aller jusqu'à 16 semaines, mais en règle générale la durée d'incubation de ces formes est de l'ordre de 3 à 4 semaines. Pour les formes respiratoires la durée de l'incubation est de 2 à 7 jours, mais elle est de 7 à 10 jours pour les formes neurologiques.
Dès le début de la forme respiratoire, le virus est excrété en grande quantité. Cette excrétion dure de 2 à 4 semaines même en l'absence de signes cliniques. Il ne faut pas oublier qu'un cheval déjà infecté peut à tout moment être excréteur du virus sans présenter le moindre trouble respiratoire.
La contamination d'un élevage jusqu'alors indemne se fait par l'introduction d'un cheval infecté latent ou récemment infecté et qui va ensuite excréter le virus. De nombreux cas d'avortement ont été observés à la suite de l'introduction dans son haras d'origine d'une jument envoyée à la monte dans un autre haras. Le personnel, les habits, les vans et même peut-être certains animaux peuvent être des vecteurs passifs du virus.

Epizootiologie: L'EHV-1 fut isolé pour la première fois en 1932 au Kentucky à partir d'un avorton. Depuis de nombreuses publications tant en Europe qu'aux USA et en Australasie ont montré la grande fréquence des infections à herpèsvirus dans les élevages équins. C'est essentiellement la forme abortive qui est la plus redoutée car elle peut induire l'avortement chez plus de 80% des juments d'un même haras.
Une étude virologique réalisée sur plus de 246 foyers d'infection à herpèsvirus au Canada et aux USA entre 1960 et 1984 a montré que les formes abortives étaient dues dans 99,5% des cas à EHV-1 contre seulement 0,5% des cas à EHV-4. EHV-1 est l'unique responsable des formes nerveuses, alors que les formes respiratoires sont majoritairement provoquées par EHV-4.
Dans les formes respiratoires il est souvent difficile de distinguer les 2 virus lorsque l'on réalise un diagnostic sérologique du fait d'un certain niveau de réaction croisée entre les 2 virus. La mise au point d'un test ELISA spécifique des glycoprotéines gG de EHV-1 et EHV-4 permet actuellement de différencier de façon plus exacte les 2 virus.
Sur le plan respiratoire, le pouvoir pathogène de ces 2 virus est considéré comme identique. Cependant on observe plus fréquemment des infections respiratoires à EHV-4 chez les poulains et les yearlings, alors que les chevaux adultes et les juments sont plus souvent infectées par EHV-1. Les infections mixtes à EHV-1 et EHV-4 sont sûrement très fréquentes, et la mise en évidence récente d'un autre herpèsvirus équin, EHV-2 ou Cytomégalovirus, a montré que dans certaines épizooties respiratoires, ces 3 virus peuvent cohabiter.
La durée de la latence ou du portage chronique est inconnue à ce jour. Elle reste difficile à déterminer du fait de recontaminations très probables surtout dans les effectifs équins. Pour les 2 virus le site principal de latence se situe au niveau des neurones du ganglion trigeminal. La ré-excrétion virale est sous la dépendance de différents stress comme le transport, le sevrage, la castration, d'autres infections, le regroupement de chevaux en vue de la vente ou de réunions équestres.

Pathogénie:

  • Forme respiratoire

Surtout observée chez les poulains, yearlings et jeunes chevaux à l'entraînement, la primo-infection à EHV-4 ou EHV-1 se traduit par une forme respiratoire aiguë et fébrile caractérisée par une rhino-pharyngite et une trachéo-bronchite. L'hyperthermie atteint 40,5 à 41°C avec un profil biphasique (un second pic d'hyperthermie se produit lors de la virémie), un jetage séreux puis devenant mucopurulent est alors observé accompagné d'accès de toux.
On note également un certain abattement et de l'anorexie, une adénite des ganglions mandibulaires et pharyngés ainsi qu'une congestion de la muqueuse nasale. Ces signes cliniques durent en moyenne 2 à 7 jours. Des complications secondaires sont relativement fréquentes et peuvent donner lieu à l'abcédation des ganglions lymphatiques hypertrophiés. Chez le poulain, le virus peut infecter le tissu pulmonaire provoquant une broncho-pneumonie pouvant évoluer vers la chronicité ou des complications bactériennes.
L'immunité post-infectieuse étant de courte durée il n'est pas exceptionnel d'observer des rechutes à des intervalles de 3 à 6 mois, mais le risque principal provient de réinfections inapparentes avec excrétion du virus et contamination des autres chevaux ou des juments gestantes.
Après contamination, le virus se réplique dans les cellules épithéliales du nez, du pharynx, de la trachée et des bronches. Il gagne ensuite les follicules lymphoïdes du pharynx et des ganglions lymphatiques du tractus respiratoire.
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Représentation schématique des symptômes et de la pathogénie de EHV-1 (Allen GP, Bryans JT, 1986, Prog Vet Microbiol Immun, 2; 78-144)

Le virus infecte les cellules des tissus lymphoïdes du tractus respiratoire et en particulier les lymphocytes qui vont gagner la circulation sanguine produisant une virémie (d'où la seconde phase d'hyperthermie) et la dissémination du virus dans certains organes comme le système nerveux central ou le placenta. Cette phase de virémie est essentiellement observée avec EHV-1, la dissémination de EHV-4 par les leucocytes sanguins semble être beaucoup moins fréquente.
Au niveau de la muqueuse respiratoire ces 2 virus provoquent des lésions identiques: congestion, ulcération et nécrose de l'épithélium respiratoire ainsi que des follicules lymphoïdes du tractus respiratoire. Lors d'atteinte pulmonaire on note des infiltrations péri-bronchioliques et péri-vasculaires par les neutrophiles, ainsi qu'un exsudat séro-fibrineux dans les alvéoles pulmonaires.

  • Forme abortive et néonatale
95% des avortements dus à EHV-1 surviennent dans les 4 derniers mois de gestation. Dans un effectif, ces avortements sont le plus souvent épisodiques et ne touchent qu'une ou deux juments, mais dans certains cas l'avortement prend une allure épizootique et plus de 50% des juments vont avorter. L'avortement, qui se produit de 14 à 120 jours après contamination, ne donne pas lieu à des signes prémonitoires. La phase de contamination n'est pas toujours accompagnée de troubles respiratoires.
L'expulsion du fœtus se fait avec le placenta de façon spontanée. Le fœtus et les enveloppes fœtales sont d'apparence normale. A l'autopsie on note des lésions d'œdème pulmonaire, des foyers de nécrose au niveau du foie et des pétéchies des muqueuses.
Lorsque l'infection de la parturiente se produit juste avant le terme, le poulain naît vivant mais présente le plus souvent des lésions pulmonaires, hépatiques et du système lymphoréticulaire qui vont entraîner sa mort dans les jours qui suivent la mise bas le plus souvent par des surinfections bactériennes.
La contamination du placenta et du fœtus se fait par l'intermédiaire de leucocytes infectés. Cette virémie peut survenir chez des juments ayant des titres élevés d'anticorps séroneutralisants. L'avortement est essentiellement provoqué par une placentite (vasculite, thrombose et ischémie de l'endometrium), provoquée par la réplication de EHV-1 dans les cellules endothéliales du placenta et par la production d'immun-complexes qui se forment au niveau de la vascularisation du placenta.

  • Forme nerveuse
Cette forme clinique de l'infection par EHV-1 est relativement rare bien que son incidence semble être actuellement en progression. Le point de départ de la maladie est toujours une atteinte respiratoire par le EHV-1 mais qui n'est pas toujours accompagnée de signes cliniques. L'atteinte cérébrale et de la moelle épinière se fait par l'intermédiaire de leucocytes infectés.
La pathogénie de l'atteinte nerveuse est similaire à celle de l'atteinte placentaire. Le virus peut contaminer les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins du système nerveux directement à partir des leucocytes infectés sans passage extra-cellulaire mais directement par des ponts inter-cytoplasmiques qui mettent le virus à l'abri des anticorps circulants. L'existence d'immun-complexes au niveau des vaisseaux sanguins du système nerveux jouerait également un rôle important dans l'apparition de ces vasculites et des signes nerveux qui leur sont associés.
La symptomatologie est extrêmement variable en fonction de la localisation des lésions au niveau du système nerveux. On note le plus souvent des troubles de la démarche: ataxie, faiblesse, oscillations de la croupe, trébuchements, raclements des sabots en pince, démarche titubante, difficultés pour tourner sur place, répugnance à se déplacer, etc.
D'autres signes cliniques peuvent accompagner ces troubles nerveux: œdème des membres postérieurs, baisse ou absence de réflexes sensitifs au niveau des membres, de la queue et du périnée. Une atonie des lèvres de la vulve, un prolapsus du pénis ainsi qu'un œdème scrotal sont parfois observés.
Une parésie ou une paralysie des membres postérieurs peut survenir quelques jours plus tard avec le plus souvent une position en "chien assis" résultant de la paralysie du train postérieur. Cette parésie/paralysie de la croupe s'accompagne d'incontinence ou de rétention urinaire liées à l'atteinte vésicale. La récupération sans séquelle peut survenir à ce stade, mais dans les cas les plus sévères l'animal se met en décubitus et peut présenter de forts mouvements de pédalage des antérieurs avec des alternance de flexion et d'extension de l'encolure. Lorsque le décubitus se prolonge au-delà de 2/3 jours, le pronostic est très sombre et l'euthanasie est alors recommandée.
Des complications (congestion pulmonaire, atonie ou occlusion intestinale, rupture de la vessie) peuvent venir obscurcir le tableau clinique.
A l'autopsie on observe de petites pétéchies des meninges et du parenchyme de la moelle épinière et du cerveau. L'examen histologique révèle des lésions de vasculite avec des manchons péri-vasculaires de cellules inflammatoires, une nécrose des vaisseaux ainsi que la présence de micro-thrombus. Ces lésions sont la résultante d'un phénomène immuno-pathologique lié à la présence des antigènes d'EHV-1 dans l'endothélium des vaisseaux.


Immunité post-infectieuse: L'immunité post-infectieuse est de courte durée (3 à 6 mois). La présence d'un taux élevé d'anticorps séroneutralisants n'est pas susceptibles de s'opposer à une nouvelle contamination de la muqueuse respiratoire sans toutefois que des signes cliniques n'apparaissent. Chez le poulain l'immunité passive transmise par le colostrum disparaît vers le 6ème mois d'âge, mais la protection conférée est très variable et dépend du taux d'anticorps transmis par la mère.
La réponse immune à médiation cellulaire jouerait un rôle essentiel dans la protection vis-à-vis de l'infection, mais la mesure de cette immunité cellulaire est difficile à évaluer chez le cheval. Il a été montré que des chevaux ayant de forts taux d'anticorps séroneutralisants ont une réponse immune cellulaire totalement absente, ce phénomène pourrait expliquer les cas d'infections observés sur les sujets ayant une réponse humorale élevée.
L'infection des juments gestantes serait liée à un processus physiologique de baisse générale de la réponse immune à médiation cellulaire du fait de la gestation. La suppression de cette immunité cellulaire rend les juments gestantes beaucoup plus sensibles à une infection expérimentale.
Pour compliquer le tout, EHV-1 et EHV-4 sont susceptibles, comme la plupart des Herpèsvirus, d'infecter les cellules avoisinantes par l'intermédiaire direct de ponts inter-cytoplasmiques. Ce processus permet une diffusion rapide du virus dans les cellules cibles sans passage dans le milieu extra-cellulaire, ce qui met la propagation du virus à l'abri des anticorps séroneutralisants. En particulier, les leucocytes infectés circulants peuvent propager le virus sans que le système immunitaire humoral ne puisse s'opposer à cette diffusion.

Diagnostic: Le diagnostic clinique des herpèsviroses du cheval n'est pas toujours aisé. D'autres affections ont des manifestations cliniques similaires comme la grippe équine, l'artérite virale et/ou les myéloencéphalopathies virales ou à protozoaires. L'infection latente d'un très grand nombre de chevaux et l'existence de formes cliniques inapparentes peuvent à tout moment se révéler sur le plan clinique.

- Isolement viral

Dans les formes respiratoires, un écouvillonage précoce du nasopharynx permet d'isoler le virus. A partir d'un avorton, des prélèvements de poumon, rate, thymus et rein sont à envoyer au laboratoire. Une partie pour isolement du virus et l'autre partie dans une solution formolée pour l'histologie à fin de révéler les lésions et inclusions virales.

- PCR

La Polymerase Chain Reaction est surtout employée pour l'identification rapide du virus à partir de tissus d'avortons, d'écouvillons pharyngés ou de prélèvements de tissu nerveux.

- Sérologie

La plupart des équidés ont des anticorps vis-à-vis de EHV-1 et EHV-4. La mesure des anticorps séroneutralisants ne permet pas toujours de préciser le diagnostic. Par contre 2 prélèvements de sérum à 10/15 jours d'intervalle (le premier étant réalisé dès l'apparition des signes cliniques) permettent de réaliser une cinétique des anticorps fixant le complément et de donner un résultat plus précis et plus fiable.


Vaccination: De nombreux vaccins contre EHV-1 et EHV-4 sont utilisés depuis plus de 30 ans. Leur efficacité à prévenir les troubles cliniques de ces affections demeure limitée en niveau et en durée. La faculté qu'ont ces virus d'échapper aux défenses immunes humorales et de demeurer à l'état latent fait que la vaccination ne peut assurer une protection complète et durable de ces viroses. Cependant la vaccination associée à des mesures de défense sanitaire permet d'assurer un contrôle satisfaisant de ces maladies et a permis une réduction significative des troubles cliniques, et en particulier de l'incidence des avortements.
Plusieurs types de vaccins sont actuellement disponibles. Les vaccins vivants modifiés présenteraient l'avantage de mieux solliciter la réponse immune cellulaire, cependant ils peuvent être à l'origine de recombinaisons génétiques entre les souches vaccinales et les souches du terrain. Par ailleurs certains d'entre eux ont été à l'origine d'avortements ou de troubles nerveux post-vaccinaux. Pour ces différentes raisons, leur utilisation n'est pas autorisée dans certains pays.
Les vaccins inactivés et adjuvés sont utilisés depuis de nombreuses années et ont permis de réduire de façon sensible l'incidence des avortements épizootiques sans cependant pouvoir garantir une protection totale de toutes les juments vaccinées. Ils sont utilisés de préférence avant la saillie et au cours de la gestation pour induire une réponse immune maximale pendant la période de risque qui s'étend du 6ème au 10ème mois de gestation. Des rappels réguliers et fréquents sont cependant indispensables.
De nouvelles générations de vaccins sont en cours d'expérimentation: vaccins de sous-unités, vaccins recombinants, vaccins vivants déletés, vaccins ADN. Les premiers résultats obtenus sur animaux de laboratoire montrent une efficacité améliorée ainsi qu'une réponse immune plus durable que les vaccins conventionnels.

Références:
Zientara S; Plateau E; Sailleau C; Cruciere C Zentralbl Veterinarmed ;1993 Sep;40(7):501-7.
McCartan CG; Russell MM; Wood JL; Mumford JA Vet Rec 1995 Jan 7;136(1):7-12.
Welch HM et al; 1992, J Gen Virol, 73; 261-268.
Borchers K et al; J Gen Virol; 1997, May; 78 (Pt 5): 1109-14.
Borchers K et al; J Gen Virol; 1999, Aug; 80 (Pt 8): 2165-71.
Allen GP et al; Am J Vet Res, 1983, 44; 263-271.
Crabb BS and Studdert MJ; Adv Virus Res, 1994, 45: 153-190.

 
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