| Exanthème Coital Chez les chevaux, l'Exanthème coital est
provoqué par l'Herpèsvirus Equin de type
3 (EHV-3) et se traduit par la formation
de pustules au niveau des muqueuses vaginales
et vestibulaires, de la surface du pénis
et du prépuce, de la peau de la zone périnéale
et beaucoup plus rarement des lèvres et des
muqueuses de l'appareil respiratoire supérieur.
Etiologie: La structure antigénique de EHV-3 est très
différente de celle de EHV-1, EHV-2 et EHV-4.
Il n'existe pas de relations antigéniques
ou sérologiques avec ces 3 virus. De même
que des variants antigéniques de EHV-3 n'ont
pas été mis en évidence.
L'exanthème coital est une affection spécifique
aux chevaux connue dans le monde entier.
La séroprévalence est relativement peu importante
chez les chevaux de moins de 2 ans d'âge,
pour augmenter ensuite avec l'âge et atteindre
près de 50% sur les chevaux de 8 ans et plus.
Chez les poulains, les anticorps passifs
d'origine colostrale sont susceptibles de
persister de 4 à 6 mois.
La transmission du virus se fait essentiellement
par la voie génitale, mais nécessite de légères
abrasions de la peau ou des muqueuses génitales
pour que le virus puisse pénétrer dans les
cellules épithéliales. Cependant il peut
également se transmettre par l'intermédiaire
de mouches ou à l'occasion d'examens gynécologiques
ou de fouilles rectales. L'affinité du EHV-3
pour les organes génitaux externes est liée
au fait que la température optimum de son
développement se situe aux environs de 34°C.
A des températures supérieures ou égales
à 39°C, le virus ne peut plus se multiplier.
Comme déjà évoqué pour les autres herpèsvirus,
il existe également un état de latence pour
EHV-3, la réactivation virale se produisant
au moment de la saillie. Dans les formes
cliniques de la maladie, l'excrétion virale
a lieu pendant 8 à 15 jours avant l'apparition
des lésions locales.
Dans la très grande majorité des cas l'infection
par EHV-3 est asymptomatique. L'incidence
clinique réelle est considérablement moins
élevée que la séroprévalence.
Espèces: Tous
les équidés:
chevaux, poneys, ânes,
mulets, etc.
Signes cliniques: Après contamination par la saillie ou par
contact, la période d'incubation
est d'environ
10 jours.
Les lésions primaires apparaissent
sous la
forme de petites papules
rougeâtres de 1
à 2 mm de diamètre sur
les muqueuses du vagin
et du pénis ainsi qu'en
région périvulvaire
et périnéale. En quelques
jours ces lésions
évoluent en pustules avec
un érythème généralisé
de la muqueuse vaginale.
Ces pustules se
transforment en ulcères
(jusqu'à 2 cm de
diamètre et 0.5 cm de profondeur)
au bout
de 5 à 6 jours. Ces ulcères
sont caractérisés
par un fin liseré érythémateux.
Ces ulcères
se recouvrent d'une membrane
d'allure "diphtérique"
et vont progressivement
régresser et se cicatriser.
La période de guérison
correspond à la phase
maximale de la réponse
immune et survient
en moyenne 2 semaines après
le début de l'apparition
des premières lésions.
Dans de rares cas, les
ulcères peuvent se
sur-infecter ce qui entraîne
l'apparition
de signes cliniques généralisés:
hyperthermie,
œdème de la vulve et de
la zone périnéale.
Beaucoup plus rarement
des lésions similaires
sont observées sur les
lèvres, les naseaux,
la muqueuse nasale et la
conjonctive. Ces
lésions bucco-nasales peuvent
s'accompagner
d'un jetage mucopurulent.
Diagnostic: Le diagnostic est basé sur l'examen minutieux
des muqueuses vaginales et préputiales. L'examen
direct, en microscopie électronique, du liquide
des vésicules permet la mise en évidence
rapide du virus.
L'isolement du virus à partir de raclages
de peau ou de muqueuse se fait par inoculation
à des cellules sensibles ou par PCR. Il existe
des tests sérologiques (séroneutralisation
ou ELISA) qui sont surtout employés pour
des études épidémiologiques.
Prévention:
Il n'existe pas de vaccin pour prévenir les
infections à EHV-3. Des mesures sanitaires
et hygiéniques simples (ne pas mettre les
sujets atteints à la reproduction tant que
les lésions ne sont pas cicatrisées, application
de pommades antiseptiques sur les lésions)
permettent d'éviter la contamination et l'apparition
des troubles cliniques.
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