| DERMATITE ESTIVALE RECIDIVANTE
- DIPTERES PARASITES DU CHEVAL
De très nombreux insectes
diptères ont un comportement parasitaire vis-à-vis
des équidés. Ce sont le plus souvent des insectes
hématophages qui importunent les animaux par
leurs piqûres et peuvent leur transmettre des maladies,
et qui peuvent provoquer de fortes réactions allergiques.
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Nématocères
ou"Moustiques"
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Famille et Sous-famille
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Nom Commun
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Espèce
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Maladies transmises
aux chevaux
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Culicidés
Culicinés
Anophelinés
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Moustiques
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Culex pipiens
Culex sp
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West NileVirus.
Peste Equine.
Encéphalite Equine Japonaise.
Encéphalite Equine Vénézuélienne.
Getah virus.
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Culex tarsalis
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Encéphalite équine
de l'Ouest et de l'Est
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Aedes aegypti
Aedes sp
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West Nile Virus.
Peste Equine.
Encéphalite Equine de l'Ouest et de l'Est.
Getah virus.
Sétariose équine.
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Anopheles atroparvus
Anopheles sp
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Peste Equine.
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Cératopogonidés
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Moucherons
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Culicoides sp
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Onchocercose
équine.Peste Equine?
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Psychodidés
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Phlébotomes
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Phlebotomus sp
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Simuliidés
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Simulies
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Simulium sp
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Envenimation
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Brachycèresou
"Mouches"
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Tabanidés
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Taons
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Tabanus sp
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Trypanosomoses
Anémie Infectieuse des Equidés.
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Chrysops sp
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Trypanosomoses
Anémie Infectieuse des Equidés.
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Hippoboscidés
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Mouches araignées
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Hippobosca sp
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Trypanosomoses
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Gastérophilidés
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Gastrophiles
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Gasterophilus sp
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Gastérophilose équine
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Oestridés
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Oestres
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Rhinoestrus sp
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Oestrose
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Muscidés
Stomoxynés
Glossininés
Muscinés
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Mouche du bétail Mouche
des étables
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Stomoxys calcitrans
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Anémie Infectieuse des
Equidés.
Habronémose du Cheval
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Haematobia sp
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Parafilariose sous-cutanée
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Mouche Tsé-Tsé
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Glossina sp
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Trypanosomoses
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Mouche domestique
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Musca sp
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Thelaziose
Habronémose
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En dehors des risques de transmission
de maladies virales, bactériennes ou parasitaires,
le pouvoir pathogène de ces différents diptères
s'exprime selon trois types de manifestations :
1/ Nuisances liées
aux piqûres d'insectes
Dans certaines régions
et lorsque les conditions climatiques sont favorables, la
prolifération de certains diptères auprès
des animaux, entraîne un certain nombre de nuisances
qui occasionnent des troubles cliniques parfois sérieux.
Les simulies (moucherons piqueurs de 2 mm de long,
abondants l'été auprès des cours d'eau)
se déplacent en essaims et piquent les chevaux au
niveau de la conque auriculaire, des naseaux, du tronc de
l'encolure et du ventre.
Les taons (Tabanus, Chrysops) vivent très
souvent au voisinage des chevaux dans des endroits boueux
et au bord des rivières, favorables au développement
de leurs larves.
Les moustiques (Culex, Aedes, Anopheles)
vivent près des eaux stagnantes et constituent de
véritables essaims à certaines heures de la
journée.
Ces différents insectes piqueurs peuvent provoquer
une très grande nervosité des chevaux
exposés. Grande excitation, courses effrénées
sont des signes classiques. Les chevaux soumis à
ces incessantes piqûres sont difficiles à approcher
et deviennent rétifs.
Des lésions cutanées apparaissent également
sur les zones piquées. Il s'agit le plus souvent
de papules, de réactions inflammatoires avec exfoliation
épidermique et chute des poils, de petites pétéchies,
voire de petites hémorrhagies qui attirent d'autres
insectes. La salive des simulies renferme une substance
toxique qui augmente la perméabilité capillaire
et qui peut provoquer un phénomène d'envenimation
pouvant entraîner la mort.
2/ Hippobosca equina
ou mouche araignée
Les Hippoboscidés
sont des diptères particuliers, parasites hématophages
dans les deux sexes, à la différence des moustiques
où seules les femelles sont hématophages.
Les femelles sont vivipares. Elles pondent des larves ou
asticots qui se transforment quasi-immédiatement
en pupes sur le sol, d'où le nom de diptères
pupipares. Le tégument des adultes est très
épais et très résistant, et il est
très difficile de les écraser d'où
leur nom de "mouches coriaces".
Hippobosca equina mesure 7/8 mm, de couleur brun-rouge.
Le corps est aplati, les pattes sont écartées
d'où le nom de mouche-araignée. Elle
se déplace latéralement, "en crabe",
et s'accroche à l'aide de 2 griffes présentes
à l'extrémité de chaque patte. Cette
mouche hématophage a un comportement très
particulier. En effet elle vit quasiment en permanence sur
les chevaux, fortement agrippée aux poils, et ne
s'en éloigne que de quelques mètres. Elle
pique là où la peau est la plus glabre et
fine, principalement sous la queue, dans les régions
périnéales et à la face interne des
cuisses. Les hippobosques reviennent opiniâtrement
sur les animaux, lorsqu'on cherche à les en éloigner.
Ces mouches sont peu spécifiques puisqu'on les retrouve
autant sur les bovins que les équidés. Elles
peuvent piquer l'homme à l'occasion.
La présence de ces mouches-araignées entraîne
un prurit intense ainsi que parfois des réactions
très violentes provoquées par la douleur des
piqûres. Les animaux se frottent et se grattent continuellement,
d'où des lésions cutanées importantes
(abrasion, plaies, dépilation).
3/ Culicoides
et Dermatite Estivale récidivante
Les Culicoides (mais
également d'autres insectes piqueurs) sont à
l'origine de réactions d'hypersensibilité
désignées sous le terme de dermatite estivale
récidivante des équidés. Cette
affection cosmopolite est de loin l'affection dermatologique
la plus fréquente des équidés. Il existe
une prédisposition raciale à cette affection:
les poneys et les pur-sang arabes présentent une
incidence plus élevée de dermatite estivale.
La dermatite estivale récidivante est une réaction
d'hypersensibilité de type immédiat (Type
I) médiée par les IgE vis-à-vis d'allergènes
présents dans la salive des Culicoides ainsi
que d'autres insectes piqueurs.
Les premières piqûres d'insecte déterminent
une sensibilisation de l'individu dont les lymphocytes T
vont produire des cytokines de type Th2 qui vont induire
la production d'IgE par les plasmocytes. Cet IgE spécifique
de l'allergène salivaire va se fixer sur les récepteurs
Fce localisés sur les mastocytes et les basophiles.
L'IgE reste fixé sur ces sites pendant plusieurs
mois.
Lorsque l'allergène salivaire de l'insecte qui a
déjà sensibilisé l'individu, est réintroduit
dans l'organisme, il entre en contact avec les mastocytes
chargés d'IgE spécifiques. Des médiateurs
inflammatoires (histamine, leucotriènes, prostaglandines)
sont alors libérés (mécanisme de dégranulation
des mastocytes) et conduisent très rapidement à
la formation d'œdème, d'érythème
et plus tardivement à une infiltration cellulaire.
Il peut exister, plus rarement, des phénomènes
de réactions allergiques retardées (Type IV).
La dermatite estivale récidivante apparaît
au printemps, s'intensifie l'été et s'atténue
en automne pour disparaître en hiver. Les signes cliniques
peuvent apparaître chez les équidés
dès l'âge de 2 ans. Les chevaux présentent
alors un prurit intense localisé à la base
de la queue, à l'encolure et au garrot et parfois
aux oreilles. La peau présente une multitude de papules
et une dépilation importante. Le prurit induit par
ces lésions et le grattage correspondant favorisent
la formation de lésions plus importantes et plus
étendues qui vont se sur-infecter et induire des
pyodermites. Dans les cas les plus graves, la peau devient
épaissie et plissée (inflammation chronique
du derme avec hyperkératose et mélanose),
les poils ne repoussent plus et un certain amaigrissement
peut être observé.
Le diagnostic est basé sur l'examen clinique qui
pourra être complété par une biopsie
cutanée. Lors de Dermatite Estivale Récidivante,
l'examen histopathologique met en évidence une dermatite
péri-vasculaire superficielle ou profonde avec infiltration
d'éosinophiles et de lymphocytes. Une hyperkératose
de l'épiderme est souvent présente dans les
cas anciens ou chroniques.
Méthodes de lutte
Traitement Insecticide
Aucun insecticide ne peut assurer une prévention durable.
Il faut en effet, pouvoir disposer de substances rémanentes
à effet répulsif. Les pyréthroïdes
ont une certaine activité, mais doivent être
appliqués une à deux fois par semaine. Ils sont
peu actifs vis-à-vis des taons.
Traitement de la Dermatite Estivale Récidivante
Il n'existe malheureusement pas de thérapeutique spécifique
de cette affection. Le traitement aura pour but de réduire
le prurit et de limiter les réactions inflammatoires.
La prednisolone (1 mg/kg per os, à jour alterné,
le matin) sera administrée jusqu'à disparition
du prurit. Puis un dosage plus réduit (0,4 à
0,5 mg/kg) sera entrepris pour contrôler les signes
cliniques. La désensibilisation des chevaux avec des
extraits de Culicoides, l'administration d'acides
gras essentiels ou d'antihistaminiques n'ont pas donné
de résultats probants. Des recherches sont actuellement
conduites pour isoler, purifier et produire les allergènes
salivaires des Culicoides. Ils pourront être employés
dans des programmes de désensibilisation plus efficaces.
Les soins topiques des lésions (lotions à base
de menthol, de camphre ou d'anesthésiques locaux) donnent
d'assez bons résultats en association avec la corticothérapie.
Interventions dans le milieu extérieur
Dans la mesure où les Culicoides et les moustiques
ont une activité crépusculaire et/ou matinale,
on s'efforcera de rentrer les chevaux en fin d'après-midi
et en début de matinée et de les tenir éloignés
des zones humides.
La désinsectisation des écuries et la pose de
moustiquaires aux ouvertures permettent également de
réduire les risques d'infestation par les insectes.
Référence
Van Der Haegen A et al
Les affections cutanées allergiques, 1- La dermatite
estivale récidivante
2000, Prat Vét equine, 32, 126, 103-109.
Van Der Haegen A et al
Les affections cutanées allergiques, 2- Atopie, dermatite
de contact, allergie alimentaire, urticaire, granulome éosinophilique
2000, Prat Vét equine,
32, 126, 111-116.
Stannard T
Stannard's illustrated equine dermatology notes
2000, Veterinary Dermatology, 11, 3 Blackwell Science.
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