Merial France - Accueil
Contactez Merial Plan du Site
Recherche FAQ
Information Légale Définir cette page comme ma page d'accueil
Green
White

Accueil > Vétérinaires > Animaux de Compagnie > Pathologie > Strongyloïdose du chien

Logo
 
Retour
 
STRONGYLOIDOSE DU CHIEN

La strongyloLdose est une helminthose digestive faisant suite à la pénétration cutanée et à la migration dans l'organisme de nématodes Rhabditida, du genre Strongyloides, à l'origine d'entérites parfois graves. L'espèce parasite du chien, de l'homme, est Strongyloides stecoralis. Il s'agit d'une véritable zoonose, le plus souvent inversée puisque l'homme peut permettre la contamination des chiens.

  • L'agent pathogène
  • Biologie
  • Epidémiologie
  • Symptômes
  • Diagnostic
  • Méthodes de lutte

    L'agent pathogène

    • Synonymie : Strongyloïdose, Anguillulose, parasites dénommésanguillules.
    • Importance : médicale et hygiénique pour S. stercoralis, espèce commune à l’Homme et aux carnivores. Il est cependant possible de distinguer des populations parasitaires adaptées à chaque hôte.
    • Espèces affectées : Chevaux par S. westeri
    Porcs par S. ransomi - Ruminants par S. papillosus - Carnivores et Homme par S. stercoralis.
    • Répartition géographique : cosmopolite, mais avec une prévalence plus élevée dans les pays chauds et humides. La strongyloïdose canine s’observe parfois en France, notamment dans des chenils à hygiène pauvre, ou dans certaines localisations : sols très humides, marécageux, campements gitans…

    Morphologie
    Les anguillules sont des petits nématodes, mesurant environ 5 mm de longueur. Seules les femelles sont parasites. Elles sont alors parthénogénétiques et éliminent des oeufs.Ces
    derniers sont de petite taille, quadrangulaires, clairs, mesurant environ 30 x 40 µm. Ils contiennent une larve lors de leur ponte.
    Cette larve 1 peut éclore et se trouver dans les fèces. Elle est rhabditoïde, car présente un oesophage pourvu d’un appareil masticateur en Y (appareil rhabditoïde). Elle mesure 300 µ m de long.


    Haut de Page

    Biologie

    Les anguillules sont des parasites de l’intestin grêle. Les femelles ovovivipares éliminent des oeufs larvés. Ces derniers libèrent des larves qui se retrouvent au sol.
    Elles évoluent si le milieu est suffisamment humide, voire boueux, et chaud. Elles donnent une L2, L3 puis une L4, un stade 5 et enfin des adultes libres, mâles et femelles.
    Cette génération peut apparaître en 1 semaine si les conditions climatiques sont favorables.
    Ces adultes non parasites pondent des oeufs qui éclosent et finiront par donner des L3 infestantes. C’est cette seconde génération de L3 qui est à l’origine des stades parasites, uniquement constitués de femelles.
    Les L3 vont pénétrer par ingestion mais surtout par voie percutanée. Elles gagnent la circulation sanguine, puis les poumons via le coeur droit, la trachée et sont dégluties pour aboutir dans l’intestin grêle et y devenir adultes matures.
    Lors d’immunodépression, les oeufs pondus par ces femelles peuvent éclore et évoluer dans l’hôte, donnant des L3 puis de nouvelles générations, qui finissent par ‘‘sortir’’ du tube digestif et envahir d’autres organes et le péritoine, c’est l’anguillulose invasive. Cette dernière est décrite chez l’Homme, pas chez le chien. Le cycle évolutif classique se déroule en 4 à 6 semaines. Les L3 peuvent continuer leur migration au niveau des artérioles pulmonaires et se trouver disséminer dans les tissus de l’hôte.
    Elles s’enkystent et restent quiescentes plusieurs mois. Elles peuvent reprendre leur migration lors de stress, mise bas par exemple, et être transmises aux chiots par l’intermédiaire du lait.

    Epidémiologie

    Epidémiologie descriptive
    Maladie observée toute l’année dans les pays chauds, l’été dans les pays tempérés.
    Helminthose pouvant s’observer sur des animaux à l’intérieur de bâtiments ou à l’extérieur, affectant plutôt les jeunes. Dans des chenils mal entretenus, à sols humides, les générations libres des Rhabditides peuvent se dérouler.

    Epidémiologie analytique
    • Sources de parasites : L3 strongyloïdes infestantes présentes sur un sol humide (larves sensibles à la dessiccation).
    • Mode d’infestation :
    - voie transcutanée essentielle,
    - voie buccale (mais destruction des L3 dans l’estomac). Possibilité d’enkystement des L3 dans les muscles ou le tissu mammaire, avec reprise d’activité chez les femelles entraînant une infestation des jeunes mammifères par le colostrum ou le lait.
    • Réceptivité : plus grande sensibilité des jeunes. Immunodépression (malnutrition, traitement immunosuppresseur, SIDA chez l’Homme) : favorise une multiplication des parasites dans l’intestin (auto-infection) et une invasion de l’organisme par des L3 : Anguillulose invasive et disséminée.

    Haut de Page

    Symptômes

    Phase d’invasion : papules, notamment sur la face ventrale des animaux. Ces invasions cutanées peuvent aussi être dues à d’autres nématodes du sol ou rhabditides (Pelodera par exemple). Ces derniers seront détruits et ne continueront pas leur évolution.
    L’infestation cutanée se traduit par une réaction immunitaire loco-régionale d’où une polyadénomégalie.
    Phase de migration : possibilité de toux lors du passage des larves dans le parenchyme pulmonaire.
    Phase intestinale : entérite aiguë avec colique, diarrhée, et anémie. Les anguillules sont pathogènes et entraînent des diarrhées profuses, avec souvent un syndrome fébrile (hyperthermie, tremblements, apathie).
    La strongyloïdose est facilement confondue avec des entérites bactériennes comme une colibacillose ou une salmonellose.

    Lésions
    Entérite catarrhale aiguë, avec possibilité d’ulcères et d’hémorragies.

    Diagnostic

    Le diagnostic différentiel doit être fait des autres causes d’entérites chez les jeunes carnivores.
    La confirmation se fait par dépistage coproscopique et mise en évidence des oeufs.

     

     

    Haut de Page

    Méthodes de lutte

    Traitement
    Il est plus difficile que pour les autres helminthoses digestives, notamment les ankylostomoses. Le thiabendazole et l’ivermectine semblent être les deux molécules de choix.

    Prophylaxie
    Elle repose sur la désinfection et l’hygiène des locaux d’élevage, ainsi que sur le traitement des femelles avant mise bas.

    Frédéric Beugnet
    DVM - MSc - PhD - Agrégé en Parasitologie et Maladies Parasitaires
    Technical Manager Europe MERIAL

    Bibliographie

    Bourdoiseau G. et Cadoré J.L.
    Helminthoses respiratoires des carnivores
    Rec.Méd.Vét., 1993, 169 : 415-420.

    Bourdoiseau G. et Cadoré J.L.
    L’oslérose du chien : actualités diagnostiques et thérapeutiques.
    Parasite, 1994, 1 : 369-378.

    Bowman D.
    Georgi’s Parasitology for veterinarians, seventh edition.
    Ed Saunders Company, 1999, 414 p.

    Bussièras J. et Chermette R.
    Helminthologie Vétérinaire 2e Ed.
    Abrégé de Parasitologie, Fasc.III, Ed Service de Parasitologie de l’ENVAlfort, 414 p.


  • Haut de Page
    ©2009 Merial
    Conditions générales d’utilisation
    Animaux de Compagnie - Accueil
    Chevaux - Accueil
    Ruminants - Accueil
    Aviaires - Accueil
    Production Porcine - Accueil