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Une nouvelle maladie est née


Pour la santé des porcins

Une nouvelle maladie est née

Une nouvelle maladie a émergé au milieu des années 90 : la Maladie d’Amaigrissement du Porcelet (la MAP, ou Postweaning Multisystemic Wasting Syndrome en anglais). Si peu de doutes ont porté sur sa réalité clinique, le consensus sur son agent causal, le PCV2, a été plus long à s’imposer. Histoire d’une polémique scientifique...

En 1991, un vétérinaire praticien, le Dr John Harding, et un anatomopathologiste, le Dr Edward Clark, ont découvert une maladie très curieuse dans un élevage de l'ouest canadien. Elle se caractérisait par une augmentation de la proportion de porcs à retard de croissance, de la mortalité en post-sevrage, et des lésions microscopiques très spécifiques du système lymphoïde. N'ayant pas trouvé d'autres élevages présentant les mêmes signes, ils n'y ont pas prêté plus d’attention… jusqu'en 1994, lorsqu’ils furent confrontés à des cas cliniques similaires, avec les mêmes lésions lymphoïdes.
En 1995, les éleveurs et les vétérinaires français ont été confrontés, en nombre rapidement croissant, à une nouvelle maladie, dont il est apparu qu’elle avait les mêmes manifestations. Plusieurs noms ont été proposés, en France, pour ce nouveau syndrome ; celui de Maladie de l’Amaigrissement du Porcelet (MAP) est resté.

Ces deux vétérinaires canadiens ont proposé à la communauté des vétérinaires porcins, en 1996, la définition d’une nouvelle maladie, qu’ils baptisèrent, le syndrome multi systémique de l'amaigrissement en post-sevrage (en anglais : Postweaning Multisystemic Wasting Syndrome, PMWS). Pour des raisons d’usage, le terme de MAP a continué d’être employé en France, tandis qu’au Québec, où la maladie est apparue au début des années 2000, elle a été baptisée Syndrome de Dépérissement en Post-Sevrage (SDPS).

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