Skip Ribbon Commands Skip to main content


Share This

Opérations Industrielles

SITES DE PRODUCTION DE MERIAL EN FRANCE



 

FABRICATION ET DISTRIBUTION D’UN VACCIN

Tout comme la vaccination humaine, la vaccination vétérinaire consiste à apprendre à l’organisme d’un animal à se défendre, en le mettant en contact de tout ou partie de l’agent infectieux voulu. En injectant le vaccin, une réaction immunitaire positive est créée contre la maladie infectieuse. Elle est alors gardée en mémoire pour qu’à l’avenir, les mécanismes d’immunité développés par l’organisme puissent s’activer de façon plus rapide.



Un vaccin est donc fabriqué à base d’un agent infectieux contre lequel on souhaite protéger l’animal. Pour produire un vaccin, il faut commencer par produire les antigènes qui en constituent le principe actif. Il existe trois méthodes de production possibles, parfaitement maitrisées par le site de Merial LPA.

Les biogénérateurs : la production en biogénérateurs consiste à multiplier les virus en grande quantité dans des cuves stérilisables (jusqu’à 4500 litres). On utilise pour cela des cellules cultivées sur des microbilles maintenues en suspension dans des cuves à 37°C. Après croissance cellulaire, le virus est introduit dans les cuves où il se multiplie dans les cellules. Après un temps de multiplication, le milieu contenant les particules virales est récolté.

Les flacons roulants ou monolayers : les flacons roulants sont remplis d’un milieu contenant des cellules infectées par un virus. Ces cellules croissent sur la surface de flacons roulants en plastique, maintenus dans des incubateurs à 37°C. Après croissance cellulaire, le virus est introduit dans les flacons roulants où il se multiplie dans les cellules. Après un temps de multiplication, le milieu contenant les particules virales est récolté dans une cuve. La récolte est transférée par canalisation dans une pièce adjacente où elle est inactivée (dans le cas de virus pathogènes) et traitée.

L’ovoculture (sur œufs embryonnés) : la production sur œufs consiste à multiplier les virus en grande quantité, dans des œufs embryonnés. La même ligne est utilisée pour l’inoculation du virus dans les œufs et la récolte, après quelques jours d’incubation. Lors de l’étape de pré-incubation des œufs, les virus se multiplient dans les cellules de l’embryon. La pré-incubation consiste à maintenir les œufs à 37° pendant 10 à 11 jours afin d’obtenir des embryons de la taille recherchée. Le virus est ensuite inoculé dans les œufs à l’aide d’une machine automatique. Il se multiplie dans les cellules de l’embryon pendant la phase d’incubation des œufs à 37°C. Après incubation des œufs, le liquide allantoïdien (blanc de l’œuf) contenant les particules virales est récolté à l’aide d’une machine automatique. Ce liquide constitue la base du principe actif du vaccin.

Les agents infectieux ainsi obtenus sont ensuite mélangés à d’autres composants pour constituer des vaccins mono ou multivalents. Il s’agit de la mise sous forme pharmaceutique, composée au plus de trois étapes :

La formulation : elle consiste à mélanger les différents constituants du vaccin (principes actifs, stabilisateurs, adjuvants) en fonction du vaccin souhaité et selon la formule décrite dans le dossier de l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Plusieurs principes actifs peuvent être ajoutés dans une même formule pour obtenir des vaccins combinés qui protègent contre plusieurs maladies. Les vaccins se présentent sous forme huileuse ou aqueuse.

La répartition : elle consiste à conditionner stérilement le vaccin vrac (de 100 à 6 000 litres), dans des flacons en plastique ou en verre. Le vaccin vrac est transféré depuis la cuve de formulation jusqu’à la machine de répartition par une conduite stérile.

La lyophilisation : afin de garantir une meilleure stabilité, certains vaccins doivent être conservés sous forme lyophilisée. La lyophilisation utilise un principe physique simple, appelé la sublimation. La sublimation est le passage direct d’un élément de l’état solide à l’état gazeux, sans passer par l’état liquide. Ici, c’est l’eau du vaccin congelé qui est directement évaporée. Cette technique permet de sécher le vaccin (la partie aqueuse). Le vaccin vrac est formulé dans un atelier spécifique et transféré depuis la cuve de formulation (environ 300 litres) jusqu’à la machine de répartition par une conduite stérile.

Des contrôles qualité sont mis en place durant chaque étape du cycle de fabrication du vaccin. Ils sont opérés sur 5 plateformes à Lyon Porte-des-Alpes : échantillonnage logistique, physico-chimie, bactériologie, virologie, biologie.

Enfin tous les lots de vaccin font l’objet d’une libération dite pharmaceutique, réalisée par le Responsable Pharmaceutique, qui s’appuie sur l’ensemble des données et des résultats accumulés tout au long du processus, selon un processus de traçabilité exigeant.

POUR + D'INFOS ?

VISITEZ LE SITE MERIAL.COM

 
 

©2017