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La santé animale

LA SANTE ANIMALE AU COEUR DES ENJEUX ALIMENTAIRES ET ENVIRONNEMENTAUX DE LA PLANETE

Avec l’évolution de l’élevage et du rôle sociétal de l’animal de compagnie se dessinent de nouveaux défis sanitaires, dans un contexte où la mondialisation redistribue les risques infectieux1.

En 2050, il faudra nourrir 9 milliards d’humains sur terre. Un chalenge de taille pour les filières de productions animales. Et un double enjeu de santé vétérinaire. Car la bonne gestion des maladies contribue aux performances des élevages, mais aussi à la sécurité alimentaire. Cette évolution génère des besoins croissants : de fortes attentes pèsent sur l’industrie du médicament vétérinaire et ouvrent la voie à autant d’opportunités de progrès.

Hausse des besoins en protéines

La croissance démographique mondiale conduit à une hausse des besoins alimentaires, surtout en protéines. D’ici 30 ans, l’augmentation de la production est estimée à 70 %. Les besoins en viandes seront ainsi multipliés par 3,4 et ceux en lait par 4,42. Cette augmentation de la consommation se concentre dans les pays dits émergents. La production animale s’y intensifie. Mais les principaux pays producteurs et excédentaires sont aussi sollicités, générant une augmentation du commerce international des viandes estimé entre 10 et 15 % sur les 10 prochaines années, quelle que soit l’espèce animale (ruminants, porcs, volaille). Dans les pays matures comme en Europe, la consommation de viande s’est stabilisée à environ 83 kg/habitant/an dans les années 2000. Depuis, la tendance est à la baisse, conséquence de l’évolution des modes de vie et des préoccupations des habitants, notamment en termes de bien-être animal et de préservation de l’environnement. La production animale s’y modernise, dans un contexte marqué par des exigences supérieures du consommateur sur la qualité et la sécurité des denrées, mais aussi de nouvelles contraintes réglementaires, relatives à la problématique de l’antibiorésistance, par exemple. La résistance aux antimicrobiens et aux antiparasitaires appelle des réponses thérapeutiques innovantes.

Le concept One Health – Une seule santé marque la reconnaissance des liens étroits entre la préservation de la santé humaine, animale et de l’environnement.

​​Des considérations écologiques

Cette croissance de l’élevage s’inscrit toutefois aussi dans un environnement contraint par la raréfaction des ressources, dont l’eau et les terres agricoles. Les systèmes d’élevages vont inévitablement s’adapter et évoluer vers une production plus durable, plus qualitative et plus sûre. La santé des animaux, gage de qualité, sécurité et productivité des élevages, y occupe une place majeure. Au plan mondial, son optimisation repose sur la prévention et le déploiement de protocoles de vaccination adaptés, la progression des bonnes pratiques d’élevage et un recours responsable aux médicaments.

L’animal facteur d’équilibre sociétal

Au plan sociétal, l’animal n’est plus simplement une valeur marchande ou utilitaire. Vecteur de lien social, intervenant en matière de sécurité et de santé (brigade canine, détection olfactive des cancers, amélioration de l'état de personnes souffrant de maladies mentales, etc.), il est un contributeur clé à l'équilibre affectif et psychologique d'une large partie de la population. Les animaux de compagnie sont devenus partie intégrante des cellules familiales. 63 millions d’entre eux partagent la vie des familles françaises, championnes d'Europe3. L’évolution du statut de l’animal de compagnie se caractérise par une augmentation de l'attachement de ses propriétaires et un besoin renforcé de le protéger, le soigner et lui offrir une bonne qualité de vie jusqu’à ses derniers moments. Dans les pays émergents comme le Brésil, la Chine ou la Russie, les dépenses moyennes par animal grimpent de plus de 15 % par an4. Dans les pays industrialisés, la longévité des chiens et des chats augmente. Avec elle s’installent les maladies liées au vieillissement. Les moyens de soulager ces pathologies gériatriques, métaboliques et cancéreuses, ainsi que la douleur associée, forment une attente grandissante. Celle-ci côtoie une nouvelle demande en aliments fonctionnels, friandises ou cosmétiques.

 One Health – Une seule santé

La mondialisation des échanges et les changements climatiques amènent en parallèle un défi d’une autre nature : celui des maladies transmissibles. La multiplication des flux humains et marchands augmente en effet les risques d’infection et la rapidité de propagation des agents pathogènes. Dans les territoires en développement, l’accroissement de la population, la déforestation et l’intensification de l’agriculture intensive s’accompagnent de nouvelles maladies, dont des zoonoses. La prévention et le contrôle des épizooties deviennent rapidement des enjeux de santé publique : 60 % des maladies infectieuses connues et 75 % des maladies émergentes chez l’homme sont d’origine animale. C’est l’essence même du concept One Health – Une seule santé. L’homme n’a jamais eu tant besoin de vaccins et traitements contre les maladies animales.

1 - D’après une conférence animée par Corinne Hardy, Head of Market Intelligence, Merial, et Carolin Schumacher, Head of Public Affairs, Merial
2 - Herrero et al 2009, Nardone et al 2010, Chatam House 2014
3 - Enquête FACCO / TNS SOFRES automne 2014
4 - Source : Harris interactive 2013.

 

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